
L’éris
L’enfant du quartier pend l’enfer au silex
« plutôt mourir que m’écarter du levain »
L’ogre du pavé danse la gigue
Au sang frais qui coule
Il dormait au fumoir des tempêtes
Quand l’encre du désordre
Ouvrit un ventre infini de douleur
Le Temps affiché aux enchères
Edite une charte à ciseaux
Où s’empalent les pauvres
La semeuse au sein de soie essuie
Leurs larmes sur un chiffon d’eau douce
L’enfant vend son corps aux étoiles
Offre au tonnerre son froc insolent
Une cuve d’insultes au giron d’une caillasse
Pas de tutelle sans morve
L’ordre est une matronne automnale
Qui sent le bijou
Son cou perdra l’haleine à l’ancienne
Sur le billot des instants semences
Janvier 2006.

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